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Le métier d’infirmier

L’infirmier est incontestablement un maillon fort du corps médical. A la fois proche des médecins, des patients et des familles de ces derniers, l’infirmier jongle entre connaissances médicales et capacités relationnelles. C’est un métier exigeant qui nécessite une véritable passion et qui force le respect.

Métier d’infirmier : son rôle

L’infirmier peut jouer un rôle défini par les prescriptions médicales. Dans ce cas, il prodigue l’ensemble des soins nécessaires au patient, conformément aux recommandations du médecin. Il va donc veiller à ce que le patient qui lui est confié suive scrupuleusement son traitement.

En parallèle, il seconde le médecin dans la prise des paramètres médicaux comme la température, la tension artérielle… Lorsque la situation l’exige, l’infirmier peut également se charger de l’hygiène du patient tout en veillant à son confort et à sa sécurité.

L’infirmier peut également intervenir en toute autonomie. Il commence par évaluer l’état du patient, ce qui l’amène à poser son propre diagnostic. Ce dernier sert de base au plan de soin que l’infirmier établit et met en œuvre. Selon le cas, l’infirmier peut solliciter l’avis d’un médecin en vue de confirmer et/ou d’approfondir son diagnostic initial, l’objectif étant de prodiguer les soins les mieux appropriés au patient.

Par ailleurs, l’infirmier possède les compétences nécessaires pour poser un cathéter ou une sonde gastrique, assurer la surveillance cardio-respiratoire de son patient, poser et remplacer une perfusion…

Métier d’infirmier : ses missions

Les missions de l’infirmier sont définies par les rôles qu’il endosse, ce qui exige une grande polyvalence. En étroite collaboration avec les autres personnels soignants et particulièrement les médecins, il vise avant tout l’amélioration de l’état de santé des personnes malades/blessées. Dans les contextes où le rétablissement est impossible, l’infirmier prend soin de maintenir son patient dans un état stable.

Les missions confiées à l’infirmier sont réparties entre trois types de soins : préventif, curatif et palliatif. Pour ce faire, il doit impérativement définir et/ou suivre un protocole personnalisé et assurer la surveillance de chaque patient. La tenue des dossiers médicaux à jour fait également partie des missions de l’infirmier.

La formation pour le métier d’infirmier

Les études permettant de devenir infirmier sont accessibles par le biais de la plateforme Parcoursup. Les vœux d’affectation doivent porter sur la formation en soins infirmiers. Après quoi, les étudiants doivent formuler des sous-vœux en vue d’une inscription en IFSI (Institut de Formation en Soins Infirmiers). Pour cela, il faut soumettre une candidature et participer à un concours. Seuls les candidats admis peuvent procéder à l’inscription.

La formation s’étend sur 3 ans. La réussite aux examens finaux permet d’obtenir un DE (diplôme d’Etat) d’infirmier qui équivaut à une licence.

Les qualités nécessaires au métier d’infirmier

Son cursus universitaire permet à l’infirmier d’acquérir de solides connaissances biomédicales et en sciences infirmières. Il s’agit de la base pour pouvoir exercer la profession mais il existe aussi des compétences et qualités humaines indispensables.

En premier lieu, l’infirmier doit faire preuve d’aisance relationnelle pour pouvoir mettre ses patients en confiance avant de les examiner et/ou de les soigner. Cela exige une empathie particulièrement développée et une grande capacité d’écoute. L’infirmier doit également être discret. En parallèle, il doit savoir faire preuve de fermeté pour pouvoir exercer une certaine autorité face aux patients et proches qui peuvent se révéler difficiles à gérer.

La rigueur est tout aussi indispensable dans la mesure où chaque patient nécessite une prise en charge sur-mesure. L’infirmier doit de ce fait être réactif, posséder une grande faculté d’adaptation et faire preuve d’efficacité en toute circonstance. Le sens de l’organisation est bien entendu indispensable.

La profession d’infirmier peut se révéler difficile. Certaines tâches demandent beaucoup de concentration, par exemple la mesure des constantes vitales, les pansements ou encore la surveillance des moniteurs. D’autres sont beaucoup plus éprouvantes, comme l’accompagnement des personnes en fin de vie et les soins de grands blessés. Afin d’y faire face, l’infirmier doit posséder une excellente résistance, tant sur le plan physique qu’au niveau du mental.

On attend également d’un infirmier qu’il soit parfaitement autonome. Cette qualité lui permet de prendre des initiatives tout en respectant les limites de ses compétences.
Enfin, l’infirmier doit être capable de communiquer clairement à l’écrit et à l’oral pour pouvoir effectuer des passations précises et structurées.

Métier d’infirmier: quelles tenues porter ?

L’infirmier doit obligatoirement porter une tenue médicale. Les vêtements sont impérativement d’une couleur permettant d’évaluer le niveau de propreté et donc d’identifier les souillures au premier regard. La coupe doit garantir le confort de l’infirmier durant ses nombreuses heures de travail.

Quant aux matières, on privilégie le coton ou le polycoton qui supportent les lavages répétitifs à haute température. En effet, la tenue de l’infirmier doit être nettoyée après chaque service. Un changement en cours de service peut être nécessaire en cas de souillure.

Blouse médicale

La blouse ou la tunique constitue l’un des principaux éléments d’une tenue d’infirmier. Elle présente généralement des manches courtes. La blouse médicale doit être facile à enfiler et pouvoir se retirer en évitant le contact avec le visage. Ce critère est indispensable afin de prévenir les risques de contamination. Droite ou légèrement cintrée (en particulier pour les femmes), la blouse est suffisamment longue pour couvrir le haut des cuisses. En cas de besoin, le site Roidutablier propose de beaux modèles de blouses médicales.

Veste polaire passe-couloir

Lorsqu’il n’intervient pas auprès de ses patients, l’infirmier peut être amené à se déplacer dans l’établissement, que ce soit pour prendre un café, s’octroyer une pause déjeuner, participer à une réunion ou encore pour rédiger des compte-rendus. La veste passe-couloir lui permet de se protéger du froid. Il s’agit d’un vêtement à la fois chaud et léger qui se porte exclusivement hors-service.

Pull polaire

Le pull polaire est une alternative à la veste passe-couloir. Doté ou non d’une capuche, il est généralement doté d’un zip intégral qui permet de le retirer rapidement.

Pantalon médical

Le pantalon médical complète obligatoirement la tunique. Il doit être parfaitement ajusté pour ne pas gêner l’infirmier dans ses activités. Les modèles boutonnés sont de ce fait munis de passe-ceinture. On retrouve également des pantalons médicaux à taille élastiquée. Une attention particulière sera prêtée à la longueur dans la mesure où le pantalon idéal ne devrait pas être retroussé de façon permanente.

Chaussure médical

Les chaussures sont aussi importantes que les vêtements. Elles doivent être souples et confortables, antidérapantes et légères, faciles à nettoyer et parfaitement aérées afin de préserver l’infirmier contre les douleurs et les chutes. Le choix en la matière est assez vaste. L’infirmier peut opter pour des crocs, des sabots ou encore des baskets. Chaque type de chaussures doit néanmoins être spécialement conçu pour s’adapter au milieu médical.

Où exercer le métier d’infirmier ?

Environ 85% des infirmiers choisissent d’exercer leur profession dans des hôpitaux publics et/ou privés.

Néanmoins, une moyenne de 2 000 à 3 000 infirmiers décident chaque année d’ouvrir leur propre cabinet afin d’exercer en libéral.

Les infirmiers peuvent également travailler en-dehors des centres médicaux. Ils peuvent par exemple proposer leurs services dans des établissements scolaires. Il est aussi envisageable de travailler dans des entreprises, en particulier au sein des structures comptant un nombre important de salariés et où les risques d’accidents de travail sont élevés (secteur du BTP, par exemple).

Les évolutions possibles du métier d’infirmier

Différents axes d’évolution sont accessibles à l’infirmier, ce qui demande une formation supplémentaire.

On peut citer :

– l’infirmier en puériculture qui se soumet à une formation spécialisante de 12 mois
– l’infirmier de bloc opératoire qui doit suivre une formation de 18 mois après un minimum de 2 ans de service
– l’infirmier anesthésiste qui participe à 24 mois de formation après au moins 2 ans d’expérience
– le cadre de santé ou le formateur en IFSI qui se forme en 10 mois après avoir accumulé un minimum de 4 ans d’expérience.

Les évolutions du métier portent donc principalement sur des spécialisations qui se préparent sur des durées variables. L’expérience acquise dans les centres médicaux permet à l’infirmier d’identifier le domaine dans lequel il souhaite acquérir des compétences et connaissances supplémentaires.

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Lorsqu’il choisit de devenir infirmier en pratique avancée, ce professionnel de la santé atteint un statut qui le situe à mi-chemin entre l’infirmier et le médecin. La formation de 24 mois est accessible après au moins 3 ans d’activités. L’apprentissage s’articule autour de quatre options :

– les pathologies chroniques stabilisées, la prévention et les polypathologies courantes en soins primaires
– les maladies rénales, la transplantation rénale et la dialyse
– la psychiatrie et le domaine de la santé mentale
– l’oncologie et l’hémato-oncologie.

L’infirmier a la possibilité de postuler en tant qu’assistant au niveau des cabinets de médecins généralistes ou spécialistes.

De même, il est possible de postuler dans les maisons de retraite à titre d’infirmier coordinateur. Les infirmiers justifiant d’une expérience probante en soins à domicile et/ou en management sont mieux taillés pour ce poste à responsabilités.

Après 3 ans d’exercice en milieu hospitalier, l’infirmier peut décider de voler de ses propres ailes et s’installer en libéral. Il sera donc considéré comme un entrepreneur, ce qui nécessite quelques investissements et une solide préparation en amont : local, équipement, tenues professionnelles…

Sans parler d’évolution de carrière à proprement parler, l’infirmier peut acquérir des compétences spécifiques en suivant des formations adéquates. Il a notamment la possibilité de se former à l’éducation thérapeutique ou d’approfondir sa maîtrise des soins portant sur l’hygiène. Il existe également des formations qui se focalisent sur la prise en charge de la douleur ou encore sur les soins palliatifs. Il faut toutefois noter que ces compétences, bien que particulières, ne font pas l’objet de formations diplômantes.

L’infirmier exerce l’un des métiers les plus difficiles et les plus contraignants. En plus d’un mental d’acier et d’une grande disponibilité, il doit justifier de connaissances pointues. L’exercice de sa fonction exige le port d’une tenue réglementaire durant toute la période de service, une mesure avant tout préventive.