blouse medicale

Quels sont les indispensables d’un cabinet médical ?

La santé est une chose importante, mais pour convenablement accueillir les patients, et bien les soigner, la seule bonne volonté et les années d’études ne suffisent pas. Pour exercer correctement ses fonctions médicales et faire vivre un cabinet, il faut investir dans une panoplie de matériel, d’équipements et de mobilier. Cette infrastructure indispensable va permettre au patient d’être accueilli dans de bonnes conditions, de recevoir un traitement ou un diagnostic efficace. Elle va aussi permettre à l’équipe médicale, bien fournie en appareils et en matériel de protection, d’optimiser la démarche de soin.

 

Le mobilier médical

 

Dans la salle d’attente, il faut installer des sièges confortables, et un bureau pour le personnel d’accueil (le ou la secrétaire médicale). Mais le mobilier médical indispensable se compose avant tout d’une table d’examen, ou d’un divan. La table d’examen sert à installer le patient, en position assise ou allongée, pour l’auscultation.
La table d’examen standard, qui est l’équipement le plus abordable, n’est pas adaptée aux personnes de très forte corpulence. Elle est à hauteur fixe. Pour ausculter les jeunes enfants, il faut prévoir un petit escalier, et être attentif aux chutes. D’une hauteur de 80 cm et d’une largeur de 60 cm, elle permet d’examiner les personnes de moins de 130 kg.

La table d’examen de hauteur variable, plus robuste, supporte un poids d’environ 200 kg. Elle se règle en hauteur, par un système hydraulique ou de manière électrique. L’avantage du modèle hydraulique est qu’il fonctionne sans branchement : cela permet au praticien de circuler tout autour de la table, durant l’auscultation. Une table d’examen à hauteur variable peut aussi être électrique, et répondre à une commande manuelle ou à pédale. C’est incontestablement une table d’examen moderne et facile d’utilisation.

Pour autant, selon la spécialité et la patientèle du praticien, les tables peuvent présenter des caractéristiques très différentes. Les tables d’examen gynécologiques présentent des supports en métal, pour les pieds en position ouverte. Dans le cas d’un cabinet de faibles dimensions, il est également possible d’opter pour des fauteuils ou des chaises de prélèvement, et d’examen. Certains modèles de tables d’examens disposent aussi de barrières sur les côtés, ce qui sécurise les femmes enceintes et les personnes âgées. Les kinésithérapeutes ont quant à eux besoin de tables larges, pouvant aller jusqu’à 200 cm de largeur, et dotées d’un emplacement creux, pour que le patient place son visage, lors du massage lorsqu’il est sur le ventre.

Dans tous les cas, il faut prévoir aussi des draps d’examens, pour limiter la transmission de microbes entre deux patients. Les draps d’examens sont généralement en papier et jetables. Autre accessoire du divan d’examen, il est utile de prévoir un marchepied, même pour les adultes. Certains marchepieds disposent d’une rampe, pour plus de sécurité.
Un tabouret de soin est utile au praticien, car il lui permet de s’assoir pour ausculter son patient confortablement. Enfin, le guéridon est un autre élément du mobilier médical d’auscultation. C’est une sorte de petite commode, généralement en métal et souvent sur roulettes. Elle permet d’avoir sous la main les fournitures et les divers instruments nécessaires lors d’une intervention. Certaines spécialités, notamment la gynécologie, réclament une très bonne visibilité : il est utile de se pourvoir d’une lampe médicale de bonne qualité. Les lampes médicales peuvent être fixées sur la table d’auscultation, ou sur pieds, à roulettes.

Dernier élément du mobilier qui peut être présent dans un cabinet médical, le paravent a l’avantage de préserver l’intimité, donc la tranquillité, de la personne examinée lorsqu’elle se déshabille ou qu’elle se rhabille. Il peut être équipé de roulettes.
Le reste du mobilier ne concerne plus l’auscultation et les soins. Il sert surtout au praticien à s’organiser : un bureau et un siège sont utiles, pour rédiger les ordonnances. Une armoire à pharmacie, et une armoire recueillant les dossiers des patients, sont nécessaires. Certains modèles disposent d’une fermeture à clé, ce qui peut être utile pour la sécurité et la confidentialité.

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Le matériel de protection

Pour recevoir les patients en toute sécurité, un cabinet médical doit également être pourvu de matériel de protection. Il se compose d’abord de vêtements professionnels, tels que des blouses médicales aisément lavables disponibles sur roidutablier.com, ou de masques pour le visage, à disposition du personnel médical. De bons modèles de tenue de travail, pour homme et femme, assurent une hygiène irréprochable dans le cabinet de travail à tout moment de la journée. Un vêtement professionnel peut aussi offrir un visuel rassurant pour la clientèle. Il est possible de faire apposer le logo du cabinet sur les blouses, et ce visuel positif renforce l’esprit d’équipe des divers intervenants du cabinet.

Le praticien, et son personnel médical, doivent aussi disposer de gants médicaux, pour pouvoir ausculter les patients sans aucun risque de contamination. De nombreux modèles de gants professionnels et jetables sont disponibles, en vinyle, en latex, en nitrile, ou en polyéthylène.
En outre, un cabinet médical doit bien sûr être pourvu en lingettes désinfectantes et en produits de nettoyage, pour que le mobilier en général, les sols, et le divan d’examen en particulier, soient exempts de tout risque de contamination bactérienne ou de transmission de maladies nosocomiales.
Du matériel de protection doit aussi être à disposition des patients : distributeur de savon, manuel ou mural, essuie-main, gel hydro alcoolique, sont désormais indispensables. Ils font partie d’un dispositif général visant à éliminer tout risque infectieux, autant pour le personnel médical que pour les patients.

Les instruments de diagnostic

Quasiment caricaturaux du métier de médecin généraliste, la lampe stylo et l’abaisse langue sont pourtant des instruments forts utiles pour établir un premier diagnostic. La lampe stylo sert pour les examens de l’oreille ou de la cavité buccale. Dans la bouche, la lampe stylo est associée à l’abaisse langue, simple support en bois naturel. Dans les services de premiers soins, la lampe stylo peut également servir à donner la réactivité pupillaire d’un patient, par exemple en cas d’accident grave de la route. Autre instrument de diagnostic courant, le marteau à réflexes sert à tester les articulations du genou ou du coude, et ainsi vérifier les réflexes du patient lors d’examens musculaire sou neurologiques.
Le tensiomètre sert, comme son nom l’indique, à vérifier la tension. Les brassards sont de différentes tailles, qui vont du nourrisson à l’adulte.

Le stéthoscope est un accessoire fort utile pour toute auscultation d’un patient, en vérifiant son rythme cardiaque et sa façon de respirer. Les modèles sont plus ou moins perfectionnés. Certains stéthoscopes sont destinés aux adultes, d’autres sont utilisés à des fins pédiatriques.
L’otoscope permet quant à lui de contrôler le conduit auditif, ou parfois la gorge, le nez ou les yeux du patient. Ce petit appareil est doté d’un éclairage intrinsèque, qui assure une bonne visibilité durant l’auscultation. L’embout de l’otoscope est appelé spéculums. Il peut être de taille adulte (4 mm) ou enfant (2,5 mm). Certains otoscopes perfectionnés sont directement reliés à un écran, et offrent ainsi des possibilités de grossissement, pour agrandir le champ visuel du praticien. Le praticien, pour avoir une meilleure vision, peut aussi s’en remettre à la bonne vieille méthode des « lunettes loupes », qui permettent d’avoir une vision grossie et précise, tout en ayant les mains libres.
Le doppler sert à contrôler le flux sanguin du patient. Il est utilisé par les cardiologues, les gynécologues et les angiologues. Il sert notamment à repérer les risques de phlébites. Certains doppler permettent aussi d’écouter les battements du cœur d’un fœtus. Ils sont utilisés en gynécologie. Ils nécessitent l’utilisation d’un gel de contact lubrifiant, à poser sur la peau du ventre, pour faciliter le travail de la sonde.

Le saturomètre, ou oxymètre de pouls, permet de mesurer la quantité d’oxygène dans le sang. Il se place au bout du doigt, comme une pince. Son système infrarouge capte le taux d’oxygène. Le lecteur de glycémie sert à suivre les patients atteints de diabète. Le spiromètre et le débitmètre de pointe sont des instruments de développement ou de mesure de la capacité respiratoire. Ils sont utilisés en kinésithérapie, et pour surveiller les patients atteints d’asthme ou de broncho pneumopathie chronique.

Instruments de mesure aidant au diagnostic, la balance, si redoutée, et la toise, sont indispensables dans un cabinet médical. Les pèse-personnes peuvent être mécaniques, ou électroniques. Certains modèles, graduables à 10 grammes près, sont destinés aux nourrissons. La toise est utilisée par les médecins généralistes et les pédiatres, pour contrôler la croissance. Le ruban périmétrique mesure quant à lui le périmètre crânien des enfants.

Sans être à proprement parler un instrument de diagnostic, un lecteur de carte vitale est un instrument indispensable de nos jours pour tout praticien, et permet de finaliser une démarche de soins et sa prise en charge. Il sert à transmettre rapidement les feuilles de soins, de manière électronique, aux caisses d’assurance maladie. Il peut être fixe, ou portable.
tenue professionnelle

Les équipements de soin

La panoplie des instruments de soin et d’intervention du médecin, et de l’infirmière, est longue. Il y a notamment les aiguilles et les seringues, qui permettent d’effectuer les terribles piqûres, pour effectuer des prélèvements, ou pour injecter un médicament ou un vaccin.
Une fois cette opération effectuée, il est essentiel, pour la sécurité sanitaire, de jeter les aiguilles dans un collecteur, sorte de petite poubelle en plastique, qui recueille aussi les compresses et autres déchets souillés de sang.

La boite médicale, ou mallette, contient quant à elle les divers instruments nécessaires à la chirurgie et aux soins. Ces instruments, quels sont-ils ? Il y a notamment les ciseaux de découpe des pansements, les pinces médicales et les bistouris. Un dispositif de trempage pour désinfecter ces instruments est bien sûr indispensable, pour éviter les infections. Les instruments doivent aussi être ensuite soigneusement rincés à l’eau claire, et séchés, ce qui implique, un évier propre et du linge de séchage impeccable. Des appareils de nettoyage à ultrasons peuvent aussi offrir une solution efficace et optimale à la démarche de stérilisation des instruments.

Les pansements viennent juste après, pour protéger une plaie et favoriser sa guérison. Il en existe de plusieurs sortes, selon le type de plaie et l’effet espéré. Certains pansements sont par exemple spécifiques pour les brûlures, d’autres sont capables de ralentir un saignement important.
S’ils représentent un investissement de départ important, tous ces matériels, de protection, de diagnostic, de soin, et ce mobilier à la fois fonctionnel, propre et accueillant, sont indispensables pour la bonne marche du cabinet et la pérennité de la démarche de soins.

Le cabinet médical doit mettre en confiance le patient, forcément un peu inquiet face à une démarche d’examen médical. Le confort, la fourniture adéquate en équipements et en ustensiles professionnels, ainsi que l’hygiène irréprochable du lieu doivent pouvoir le rassurer, et faire démarrer la relation patient-médecin sur de bonnes bases. C’est un pari gagnant, puisque le praticien et son équipe, eux aussi, apprécieront d’évoluer dans un univers accueillant et bien fourni en matériel de haute technicité.